-111 Neo Park Okinawa (Japon)

Publié le par Christope Bagonneau

Le Japon a, comme beaucoup de pays économiquement développés, des zoos sur tout son territoire (plus de 120, sans compter les aquariums bien sûr). Il y en a d'ailleurs 2 rien que sur l'île d'Okinawa. Un premier dit "Royaume pour les enfants" où sont présentés, dans de petits enclos en béton, les grandes vedettes du bestiaire : lions, éléphants, etc. Un second, Neo Park Okinawa, sur la ville de Nago, qui fait peu de publicité, presente peu d'espèces "attractives", mais, à quelques exceptions près, est un petit zoo souvent remarquable. Certes, les habitués des parcs animaliers n'y découvriront guère d'animaux qu'ils n'aient déjà vu, mais tout de même, trois espèces locales faisant partie d'un programme d'élevage et de sauvegarde, méritent le détour : l'emblématique râle d'Okinawa (Gallirallus okinawae, photo ci-dessous), le pigeon violet du Japon (Columba janthina) et la roussette du Ryukyu (Pteropus dasymallus inopinatus). On peut toutefois regretter l'absence dans ce programme du cerf sika des îles Kerama (Cervus nippon keramae), du sanglier du Ryukyu (Sus scrofa riukiuanus) ou encore du Chat sauvage d'Iriomote (Prionailurus iriomotensis)...

 

Nago Râle d'Okinawa

 

Ce qui fait surtout l'intérêt de Neo Park, c'est son organisation en 3 immenses volières où les animaux sont en liberté dans des biotopes respectant la végétation, si bien que ce parc est tout autant un jardin botanique qu'un zoo. De manière générale, les oiseaux sont beaucoup plus nombreux que les mammifères.

 

Nago Tantale ibis

 

La première volière où l'on pénètre, regroupe autour d'une vaste pièce d'eau différentes espèces d'échassiers. A noter parmi eux : le tantale ibis (Mycteria ibis, photo ci-dessus), l'ibis sacré (Threskiornis aethiopicus) le pélican blanc (Pelecanus onocrotalus, photo ci-dessous) ou encore la spatule d'Afrique (Platalea alba). Dans les arbres des Lémurs noirs (Eulemur macaco) vivent leur vie de lémuriens!

 

Nago Pélican

 

La deuxième volière présente une jungle d'Amozonie. Plus vaste encore, celle-ci est très reposante. Ici, il ne faut absolument pas manquer le hocco d'Albert (Crax alberii, photo ci-dessous) ou encore le cassique huppé (Psarocolius decumanus) même s'il faut faire preuve d'un peu plus de patience pour celui-ci. Des maras (Dolichotis patagonum) complètent le paysage, au pied arbres.

 

Nago Hocco d'Albert

 

La troisième volière est consacrées à l'Océanie avec des wallabies de Parma (Macropus parma), des casoars à casque (Casuarius casuarius), etc, mais aussi l'étrange présence de roussettes géantes (Pteropus giganteus). Le zoo est complété ensuite par de petites îles abritant notamment des lémurs fauves (Eulemur fulvus rufus), une plaine à autruches, une colline à lamas et un ranch à pécaris à collier (Pecari tajacu, photo ci-dessous). La visite se termine par le centre de conservation des espèces protégées, espace neuf mais où paradoxalement, les cages sont plutôt étroites et dénudées, et l'île des trois atèles de Geffroy (Ateles geoffroyi) au mileu du dit centre, est trop petite pour eux... comme quoi, à Neo Park, mieux vaut ne pas être un animal faisant partie d'un programme de sauvegarde, si on veut avoir de magnifiques conditions de captivité!

 

Nago Pécari à collier

 

La zone qui me pose vraiment problème à Neo Park, est le "petting zoo area", une zone où des chevaux, des chiens et des lamas sont au piquet pour permettre à des enfants, en payant bien sûr, d'aller les nourrir et les caresser. Mais bon, ce n'est qu'une petite partie, et les volières sont vraiment de beaux espaces, cf. ci-dessous les tantales faisant sêcher leurs ailes au mileux des ibis...

 

Nago Ibis et tantales


Publié dans Zoos du Monde

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