Décalage horaire

Publié le par Christope B.

J'étais, cette nuit encore, réveillé bien avant 5 heures du matin. Je suis resté dans le noir, sous la couette, à attendre que le jour se lève, repassant lentement dans la demi-conscience du premier réveil certains thèmes de l'histoire que je veux raconter dans mon livre.

Ciel de Taiwan

Ces moments de quasi méditation sont pour moi essentiels, et le passage obligé vers l'écriture, celle-ci n'intervenant qu'à la fin, presque comme un épiphénomène. Je pousse un peu le trait, mais ce n'est que pour mieux faire saisir ma démarche et l'importance de ces longues heures de dérive mentale. Enfant ou adolescent, j'apprenais de cette manière-là : donnant l'impression que je rêvassais, seul dans mon coin, je repassais en fait dans tête, sans livre, sans papier, sans crayons, tout ce qu'on avait cherché à m'apprendre dans la journée. De même, lorsque je me suis retrouvé enseignant pour quelques années, la préparation de mes cours a consisté essentiellement en plusieurs heures de marche dans les chemins creux.

Publié dans Ecriture

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