-83 Tokyo Ueno Zoo (Japon)

Publié le par Christope Bagonneau

Parmi les 5 meilleurs zoos du Japon, les Japonais placent le zoo de Ueno en tête. Mais quand on sait que Asahikawa (dont j'ai déjà dit ailleurs tout le mal que j'en pensais) occupe la seconde place, on a du soucis à se faire. Ouvert en 1882, Ueno zoo a une superficie de 14 ha, pour environ 500 espèces et 2600 animaux. Il ne faut pas chercher dans l'organisation des zones quelque chose de logique, même si les aménagements récents ont tendance à regrouper ensemble certaines espèces.

 

Tokyo Ueno Aye-aye

Aye-aye

 

Dans l'ensemble les espaces sont souvent trop petits. Et la singerie, encore une fois, offre des conditions de captivité inadmissibles. Juste en face les bisons ne sont pas plus à l'aise, et ailleurs okapis, girafes, zèbres, rhinocéros noirs d'Ethiopie (Diceros bicorbis michaeli) et autres grands mammifères ont de tout petits enclos. Même la montagne des ours, toute neuve et admirable par sa conception, est totalement loupée en raison de l'étroitesse de ses espaces où de plus petites espèces cohabitent ou bien dans les arbres, ou bien dans les recoins. Seuls les espaces tout neufs des gorilles, des lions, des tigres, des gibbons et des dholes atteignent vraiment les standards modernes de ce que doivent être des enclos respectueux des animaux qu'ils accueillent. Cela fait bien peu sur l'ensemble des 500 espèces du zoo! Attendons de voir ce que donnera le nouvel espace consacré aux zones polaires et actuellement en construction, et qui devrait accueillir : ours blancs, glouton, phoques, etc.

 

Tokyo Ueno Rhinocéros noir

Rhinocéros noir d'Ethiopie

 

Tokyo Ueno Fourmilier géant

Tamanoir

 

Tokyo Ueno Tamandou

Tamandou

 

Tokyo étant une ville où il peut faire très froid l'hiver, incroyablement chaud l'été, et où il ne cesse de pleuvoir au printemps, le zoo de Ueno a opté pour de nombreuses installations abritées : plusieurs noctaria plus ou moins sombres selon les espèces, un vivarium, des volières couvertes... Si bien que l'intérêt du zoo de Tokyo finit par reposer au bout du compte sur la variété de ses petits mammifères : colonnie de chiens de prairie à queue noire (Cynomys ludovicianus), tamandou à quatre doigts (Tamandua tetradactyla), kanchil (Tragulus javanicus), pangolin à courte queue (Manis pendadactyla), Loris paresseux (Nycticebus coucang & N. c. menagensis), Loris lent du Bengale (N. bengalensis), loris paresseux pygmée (N. pygmaeus), roussette de Leschenault (Rousettus leschenaulti), tamia de Sibérie (Tamias sibericus), porc-épic d'Amérique (Erethizon dorsatum), souris naine africaine (Mus minutoides), souris rayée de barbarie (Lemniscomys barbarus), souris épineuse (Acomys cathirinus), gerbille du Pallid (Gerbillus perpallidus), belle installation pour non moins belle colonnie de rats taupes nus (Heterocephalus glaber), chat de Pallas (Otocolobus manul), Mataco ou petit tatou à tois bandes (Tolypeutes matacus), tatou à six bandes (Euphractus sexcintus), hérisson à ventre blanc (Atelerix albiventris), bassaris rusé (Bassaricus astutus), kinkajou (Potos flavus), bettongie à queue touffue (Bettongia penicillata), Rat-kangourou d'Ord (Dipodomys ordii), Galago du Sénégal (Galago senegalensis), loir africain des bois (Graphiurus murinus), gerboise d'Egypte (Jaculus jaculus), douroucouli commun (Aotus trivirgatus), tarsier fantôme (Tarsius tarsier ou spectrum), petit-tenrec hérisson (Echinops telfairi), tenrec zébré des terres basses (Hemicentetes semisponosus), aye-aye (Daubentonia madagascariensis), hapalémur gris (Hapalemur griseus), lémur fauve (Eulemur fluvus) et fossa (Cryptoprocta ferox)... ce n'est qu'un choix, espèces souvent peu communes en zoo auxquelles on pourrait ajouter les plus larges fourmiliers géants ou tamanoirs (Myrmecophaga tridactyla) et l'oryctérope du Cap (Orycteropus afer)... mais pour tous avec la même réserve du manque de place...

 

Tokyo Ueno Tatou à six bandes

Mataco

 

Tokyo Ueno Hapalémur gris

Hapalémur gris

 

Tokyo Ueno Souris rayée de Barbarie

Souris rayée de Barbarie

 

Tokyo Ueno Fossa

Fossa

 

Les volières ne sont pas exceptionnelles, acceptables tout au plus car elles font un peu artificielles, mais elles regroupent dans de beaux volumes plusieurs espèces et nombre d'entre elles sont souvent rares, parmi lesquelles : le pic meunier (Mulleripicus puluverulentes), le paradisier de Raggi (Paradisaea raggiana), le tunqui ou coq-de-roche péruvien (Rupicola peruvianus)...

 

Tokyo Ueno Pic meunier

Pic meunier

 

Tokyo Ueno Paradisier de Raggi

Paradisier de Raggi

 

Tokyo Ueno Coq de roche du Pérou

Coq-de-roche péruvien (femmelle)

 


Publié dans Zoos du Monde

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