-232 Lamantin
Au zoo de Singapour, on peut admirer plusieurs Lamantins des Caraïbes (Trichechus manatus manatus), dont le nom ne laisse aucune ambiguïté sur la zone géographique qu'ils occupent. Deux autres esppèces de lamantins dans le monde complètent la famille Trichechus : une espèce sur les côtes occidentales de l'Afrique, et une espèce plus petite qu'on ne trouve qu'en eaux douces, dans le bassin amazonien. Son nom latin, manatus, vient de manati qui signifie poitrine chez les Tainos, peuple des Grandes Antilles. Le lamantin des Caraïbes et une des deux sous espèces de la région, l'autre étant appelée lamantin de Floride.
Comme le dugong, le lamantin, est totalement herbivore et doit faire face pour sa survie aux mêmes difficultés. Autant de similitudes font que nombre de personnes confondent les deux familles. Il y a bien des différences pourtant. Physiquement tout d'abord : leur queue est par exemple un bon moyen d'identification, puisque le dugong a une queue comme celle des dauphins, alors que le lamantin a une nageoire codale en raquette. Au point de vue comportemental : le dugong est généralement solitaire, alors que le lamantin a une vraie vie sociale, développant ainsi un système complexe de communication, richesse sonore qui devait donner naissance au mythe des sirènes. Comme le dauphin, le lamantin peut être très proche de l'homme, joueur et affectueux.
Le lamantin est classé parmi les espèces en danger. Il en resterait 3000 seulement sur les différentes côtes. Cependant, et peut-être parce qu'on est parvenu à le faire se reproduire en captivité, contrairement au dugong, il n'est pas rare de le trouver dans différents zoos, y compris en Europe et en France.