Les affres de la page pleine!
Il y a presque un an de cela, j'avais évoqué le vertige de la page blanche et tout le mal qu'on peut avoir à lancer, sur les pages impeccables d'un cahier neuf, les premières lignes et le premier chapitre de l'histoire qui nous tient à cœur. Maintenant que j'en suis à la relecture, c'est presque la peur inverse. Tout est là en effet, non pas figé ni (encore!) gravé dans le marbre, mais à quelques retouches près, c'est là... et la sueur vous vient alors tout en même temps, car on ne sait plus tout à coup si l'histoire se tient ou non, si l'écriture n'est pas trop travaillée sans être trop banale, si ce roman enfin (où il ne se passe rien mais où l'on pense beaucoup sur les routes poussiéreuse d'un long pèlerinage) n'est pas trop compliqué, trop vain, trop vide... Je n'en continue pas moins ma lente et minutieuse relecture dix à douze heures par jour, j'en ai les yeux qui chavirent!