Les coqs sauvages (pour Micheline)
L'un des bruits les plus caractéristiques de la forêt malaise (mais cela est vrai de toute l'Asie du Sud-Est) est le cri quelque peu aigrelet que pousse le coq sauvage de cette région, le coq bankiva, Gallus gallus, celui-là même à partir duquel ont a produit toutes nos races domestiques, Gallus gallus domesticus. La version sauvage de notre coq, si elle resplendit par les reflets dorés de son plumage, n'offre cependant que peu de viande, comparée à nos poules dodues.
Coq bankiva
Il faut noter d'ailleurs que la domestication de cette volaille ne fut surement pas à l'origine à des fins culinnaires, mais pour le plaisir du jeu, l'agressivité des mâles ayant très vite conduit à l'organisation des très controversés mais très anciens combats de coqs! De même, bien avant qu'on ait eu l'idée de le manger, on eut celle de lire l'avenir dans ses entrailles... tandis qu'en Europe, on multipliait les croisements pour obtenir d'extravagants specimens d'ornementation.
Coq de Sonnerat
Coq de Java
Quatre espèces sauvages continuent d'occuper le territoire en Asie (notons qu'on ne trouve aucun coq sauvage sur Bornéo ou les Célèbes) :
Le cop bankiva ou coq doré, Gallus gallus, le plus répandu de tous, du nord-est de l'Inde à Java, en passant par la Thailande, la Malaise et tous les pays entre les deux.Il existe donc de nombreuses sous-espèces.
Le cop de Sonnerat, Gallus sonneratii, sur la majorité du territoire indien. Le gris domine son plumage.
Le cop de Java, Gallus varius, présent sur Java et dans les îles qui font le prolongement, jusqu'à Sumbawa. Mon préféré. Plumage verdâtre et étrange crête irisée.
Le coq de Lafayette ou cop du Sri Lanka, Gallus lafayetii, endémique de cette île.
Coq du Sri Lanka